C’est un exode massif. Depuis le mois de janvier, le nord du Mali est enflammé par diverses rébellions. La violence des troubles contraint les populations à fuir. Certains rejoignent de la famille dans le pays, d’autres s’installent dans des camps de fortune, à Bamako et dans les pays voisins. Près de 185 000* personnes ont cherché refuge dans le pays, plus de 260 000 ont préféré s’exiler. A quelques jours de Noël, la situation ne s’améliore pas. Elle reste incertaine et inquiétante.
En République Démocratique du Congo, le drame est le même. Des forces rebelles maîtrisent plusieurs districts du Nord-Kivu et tiennent la population en otage. Là aussi, ils sont des milliers à fuir sans répit, d’un refuge précaire à un autre, ayant tout laissé derrière eux. Les premières victimes sont toujours les enfants qui doivent eux aussi parcourir de très longues distances. Plongés dans la guerre, ils sont privés de leur enfance. Arrachés à leur foyer, ils doivent interrompre leur scolarité. Dans ce chaos, ils sont parfois séparés de leur famille et sont alors exposés à de plus grands risques : recrutement comme soldats, enlèvement, etc.
NOËL, UNE PARENTHESE D'ESPERANCE
A cet exode massif répond une grande générosité. Chacun fait son possible pour accueillir avec bienveillance les réfugiés. Ainsi, à Bamako au Mali, Monseigneur Zeorb a ouvert les portes de 15 écoles de son diocèse à plus de 120 écoliers, garçons et filles, qui ont fui le nord. Pour cet archevêque, l’éducation est la priorité des priorités. Mais ces inscriptions ont un coût. Pour ces enfants déplacés et leurs parents, la possibilité de poursuivre une scolarité interrompue serait le plus réconfortant des cadeaux.
En RDC, des familles ont trouvé refuge à Matumaini. Outre l’accueil des enfants malnutris, le centre tenu par les soeurs Pallottines s’est peu à peu tourné vers la scolarisation des petits, notamment des Maybobos, enfants seuls et abandonnés. Aujourd’hui, soeur Dominique et son équipe font face à l’afflux de familles déplacées. Elle nous appelle à l’aide pour que tous ces enfants ne soient pas seuls pour Noël. Pour eux qui n’ont connu d’autres situations que la fuite ou l’abandon, cette parenthèse de paix sera source d’espérance.
* Source HCR
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