Fondation Raoul Follereau

Reconnue d'utilité publique







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Les enfants sont l’avenir

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, Michel Récipon, président du Directoire de la Fondation Raoul Follereau rappelle les enjeux cruciaux de l’éducation et de l’instruction des enfants. Une bataille que Raoul Follereau avait engagée en son temps.

Pouvez-vous nous dresser un bref aperçu de l’action de la Fondation Raoul Follereau en faveur des enfants en détresse ?


La Fondation Raoul Follereau soutient aujourd’hui  46 projets pour secourir les enfants en détresse  dans 15 pays à travers le monde, dont la France. Elle permet l’éducation et l’instruction par tout moyen en construisant, rénovant ou soutenant trois types de projet. Tout d’abord des internats, des centres et des foyers où on accueille, on écoute, on soigne et on nourrit les enfants ; c’est ce que font notamment l’association « Un Pont pour les enfants » dans les bidonvilles de Manille et l’Abbé Charlemagne dans les mines d’or du Burkina Faso. Ensuite des structures scolaires ou para-scolaires pour apprendre à lire, écrire, compter ou former via l’apprentissage ; c’est le travail accompli par exemple par le cours Frédéric Ozanam, qui propose une pédagogie alternative aux enfants des quartiers Nord de Marseille. Enfin des ateliers culturels, de rue, des camps de vacances, des activités sportives ou autre, pour développer la sociabilité par le loisir et le jeu ; et c’est l’action que mènent les patronages, comme celui du Peloux, à Bourg-en-Bresse.


Notre mission sur le terrain est d’abord de rendre la joie et l’espérance à ces enfants maltraités par la vie. C’est bien plus important pour un enfant qu’une aide purement matérielle ou alimentaire, notamment en cette période de Noël.


Lorsque les enfants viennent de la rue, de la mine, du bidonville, la première chose à faire est alors de leur rendre confiance en eux-mêmes car on ne peut rien construire sans cela. Cela se fait au quotidien, pas à pas. C’est un travail formidable qu’accomplissent nos partenaires sur le terrain. Un travail souvent discret auquel il faut rendre hommage.


Pourquoi la Fondation Raoul Follereau est-elle investie pour secourir les enfants en détresse ?


La Fondation Raoul Follereau, fidèle au message de son fondateur, lutte contre l’exclusion induite par la misère, dont celle qui « détruit, aliène, empêche de vivre dans la dignité », selon les mots de Monseigneur Rey. Cette misère, les enfants la subissent notamment dans les bidonvilles, où ils manquent de tout, autant de nourriture que d’éducation. Elle conduit, ici ou ailleurs, les enfants et les familles à travailler dans des conditions éprouvantes.


La Fondation lutte de toute ses forces contre l’exclusion à laquelle seront conduits les enfants privés d’éducation et d’instruction, parce que l’école accueille peu ou mal, parce que la rue est le terrain de jeu, parce que les familles sont détruites. Nous savons que, dans les banlieues de toutes les villes, elle conduit à la délinquance, à la violence et à la radicalisation.


A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, quelle vision portez-vous sur les besoins des enfants aujourd’hui ?


Nous vivons actuellement une période troublée. Dans de nombreux pays où nous agissons, nos partenaires sont confrontés à des problèmes d’instabilité récurrente, voire permanente. Les enfants sont les plus faibles d’entre nous, tant physiquement que moralement. Malheureusement, les besoins vont être de plus en plus grands, et ce à commencer par la France : échec scolaire grandissant, exclusion de la société par manque de maîtrise de la langue…


Aujourd’hui, comme les 364 autres jours de l’année, nous tentons, avec nos partenaires, de rendre la joie et espérance à ces enfants maltraités par la vie.

 

 


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