Fondation Raoul Follereau

Reconnue d'utilité publique







Accueil > Actualités > A la rencontre des jeunes



A la rencontre des jeunes

La Journée Mondiale des Lépreux approche à grands pas et les délégués départementaux sont mobilisés pour trouver des bénévoles. A la suite de Raoul Follereau, Alain Homo, délégué Paris et Ile-de-France, est allé à la rencontre de collégiens pour mobiliser les bonnes volontés.


Ils sont une trentaine de garçons et de filles assis à leur bureau. Lorsque la porte, ils se lèvent pour accueillir un membre de la pastorale du collège et Alain Homo, délégué de la Fondation Raoul Follereau qui entrent. Nous sommes au collège Saint Michel de Picpus situé à Saint Mandé (94). Ce jeudi après-midi, les élèves de cette classe de 5e font la connaissance de la lèpre, de la Fondation Raoul Follereau et de son combat contre cette maladie.


La classe est calme et plutôt silencieuse. Comme dans toutes les classes, on trouve çà et là des regards lointains, perdus dans la contemplation d’un monde inaccessible aux adultes ou fuyant à travers la fenêtre. Alors, comme un grand-père avec ses petits-enfants, Alain prend la parole. Avec douceur, il explique ce qu’est la lèpre, comment elle serait apparue, comment elle se serait diffusée et comment on l’a traitée jusqu’il y a peu : par l’ostracisme, le bannissement de la société. Après cette brève présentation de la maladie, il raconte l’histoire de cette jeune femme très pauvre, habitant dans une région pauvre d’un pays pauvre d’Afrique avec ses enfants ; comment elle a attrapé la lèpre, sans le savoir ; comment elle ne sent pas les plaies qu’elle s’est faite aux pieds et aux mains à cause de la maladie ; comment le premier dispensaire est à deux jours de marche alors qu’il lui faut nourrir ses enfants ; comment elle n’ira pas se faire soigner, puisqu’elle n’a pas mal, etc. Sur certains visages, on peut alors lire une émotion profonde.


S’ensuit un temps de questions, timides : « d’où ça vient, la lèpre ? », « si on a un médicament (la PCT, depuis 1981, NDLR), on doit pouvoir éradiquer la lèpre, non ? », ou encore « est-ce que le lépreux saigne quand il perd ses doigts ? ». L’orateur se fait alors pédagogue : « la lèpre ne touche que les organismes affaiblis par une mauvaise hygiène ou le manque de nourriture » ; « pour éradiquer la lèpre, il faudrait un vaccin qui n’existe pas à ce jour. Nous ne pouvons donc que guérir, pas encore prévenir, si ce n’est par des campagnes d’information ».


Puis c’est un petit film qui est diffusé aux enfants. Celui-ci présente l’action de la Fondation, les conditions de vie des personnes soignées, les soins apportés. Lorsque la projection s’arrête, Alain reprend la parole : « Sans doute vous demandez-vous comment vous, enfant de 12 ans, vous pouvez venir en aide à ces personnes. Il y a un moyen très simple. Les 27, 28 et 29 janvier prochains aura lieu la Journée Mondiale des Lépreux. A cette occasion, Nous avons besoin de personnes qui se mobilisent pour quêter dans la rue ». Et d’expliquer la procédure à suivre, de l’autorisation parentale à la sollicitation des paroisses, en lien avec la responsable de la pastorale du collège.


Aujourd’hui, une quinzaine de jeune se déclare prête à quêter lors de la JML. Ils seront sans doute un peu moins le jour J, mais qu’importe : la jeunesse de France a grand cœur et sait encore être généreuse.


Vous aussi, vous voulez vous rendre disponible, donner un peu de temps de votre WE pour aider les lépreux ? Renseignements au 01 53 68 98 98.


Haut de page

Nos actualités


La farine qui sauve des vies