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Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, a été le théâtre de violents affrontements au début du mois de juillet entre les gangs armés.

 

Haïti est en proie à de graves troubles sécuritaires sur fond d’extrême pauvreté depuis plusieurs années. Les gangs armés règnent en maîtres dans certaines zones de l’île qui sont régulièrement le théâtre de vagues de violences. Ainsi, du 8 au 17 juillet, de violent affrontements entre gangs ont éclaté à Cité Soleil, une commune d’Haïti, faisant 471 tués, blessés et disparus selon les Nations-Unies. Durant des jours, des milliers de personnes se sont retrouvées prises au piège sans eau potable, sans soins médicaux ni nourriture. Médecins Sans Frontières parle d’un « vrai champ de bataille ». Environ 3 000 personnes ont pu fuir la zone de combats dont une centaine d’enfants non accompagnés. La Famille Kizito, une communauté religieuse catholique présente en Haïti et partenaire de la Fondation Raoul Follereau pour des projets éducatifs, est venue en aide à ces enfants.

 

Une grande solidarité

 

Après avoir fait évacuer les enfants dont elle avait la charge, Famille Kizito a accueilli 710 enfants déplacés et sans ressources dans la résidence des religieuses et a lancé un appel à l’aide pour les soutenir dans cette initiative. Plusieurs établissements scolaires dont Saint Louis de Gonzague, l’école sainte Elisabeth, l’école des sœurs de Saint Paul de Chartres et l’école des sœurs de Mère Theresa, ont ouvert les portes de leurs internats, vides en raison des vacances scolaires. Les foyers de l’association Famille Kizito ont aussi accueilli des enfants pendant un mois. A l’approche de la rentrée scolaire, les écoles ont demandé à ce que les enfants réfugiés regagnent leur maison. « Des enfants sont revenus vivre à Cité Soleil mais n’ont plus de maisons : elles sont brûlées ou inondées », déplore sœur Paësie, « les gens et les enfants dorment sur des places exposées au soleil, à la pluie, qui tombe tous les soirs, aux tirs et à la faim. La situation est terrible pour eux. »

La violence à Cité Soleil a baissé d’un cran mais persiste. D’après sœur Paësie, il y a encore des tirs tous les jours qui blessent et tuent les habitants. Une des enfants aidées par la Famille Kizito a même été blessée par balles vendredi dernier.