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Dans les zones d’intervention de la Fondation Raoul Follereau, de nombreux partenaires ont pointé du doigt la manière dont sont traitées les personnes atteintes d’une maladie mentale.

 

En Asie ou en Afrique, les malades mentaux sont traités comme des parias et errent dans les villes et villages, parfois nus. Au Bénin, par exemple, l’Etat alloue un très petit budget pour leur prise en charge et les traitements sont très chers. Ces personnes vulnérables sont les premières victimes de l’ignorance des communautés qui les attachent à des arbres, dissimulées ou enfermées dans les maisons à cause des superstitions.

 

>>> Découvrez le témoignage du père Christian, partenaire de la Fondation Raoul Follereau au Bénin

 

 

 

« Je ne suis pas un spécialiste en ce domaine, loin de là !  C’est comme par accident que je suis entré en relation avec ce monde de la maladie mentale, qui m’a surtout fait peur pendant longtemps…. De cette peur que l’on a envers tous ceux qu’on ne connait pas, et qu’on ne fréquente surtout pas.

Je pense que la maladie mentale est très mal connue et reconnue en Afrique. Les communautés ont surtout peur de ces personnes qui ne réagissent pas comme les autres. Ils ont beaucoup de mal à les considérer d’abord comme des malades.  D’une manière générale, cette peur est moindre lorsqu’il s’agit de personne en situation de handicap. En effet, les malades mentaux sont plus imprévisibles quand ils ne sont pas soignés.

Vous l’aurez compris, le grand problème autour de la maladie mentale est la peur ! Le malade a toujours peur de son entourage qui ne le comprend pas et l’entourage a peur de cette personne au comportement étrange. L’un et l’autre se mettent sur la défensive et deviennent agressifs, parce que tous deux ont peur.

Une jeune fille du centre de formation des personnes handicapées de la cathédrale à Ouagadougou, au Burkina Faso. Un centre soutenu par la Fondation Raoul Follereau.

La personne handicapée mentale suscite moins de peur mais est considérée comme un être « à part », ayant des pouvoirs mystérieux. Elle est souvent considérée comme dangereuse. On entend dire : « c’est un sorcier ». Pour cette raison, les handicapés mentaux sont parfois sacrifiés et éliminés dès la naissance.

Le malade mental serait plutôt « envouté », possédé par le démon, les forces du mal.  Certaines sectes dites « chrétiennes » en tirent un bon profit en se spécialisant dans la chasse au démon. On trouve ainsi un grand nombre de malades mentaux dans les centres de ces sectes. Ils sont confiés par les familles désemparées, et enchainés à des arbres dans une forêt pendant des mois et des années… Tous les jours, ces malheureux sont frappés pour « chasser le démon ». C’est révoltant de voir traiter de la sorte un pauvre malade, soit disant au nom du Christ… »

Père Christian

Partenaire de la Fondation Raoul Follereau au Bénin