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Le naufrage d’une barque

 

Il semble que la guerre syrienne soit le drame le plus cruel qu’a vu le monde depuis la Deuxième Guerre mondiale…

Après le recul des violences, une guerre économique des plus dures s’installe pour étouffer tout espoir et doubler la souffrance du petit peuple. Une scène chaotique :

  • 950 000 morts ont plongé nos familles dans le deuil et l’instabilité familiale

 

  • Plus de 200 000 disparus dont deux évêques et quatre prêtres, un cauchemar des parents et des mais qui ignorent le sort de leurs bien-aimés…

 

  • 13 000 000 de réfugiés plongent la Syrie dans l’angoisse et l’incertitude.

 

  • 95 000 mains coupées et pieds amputés ou paralysés créant un problème épineux à conséquences psychologiques et médico-sociales si lourdes…

 

  • 2 500 000 logements démolis ou détruits, des ruines qui prolifèrent les scènes des villes mortes.

 

  • Le blocus et les sanctions étouffent surtout le petit peuple privé de l’aide de sa nombreuse diaspora. L’effondrement de la monnaie locale, l’inflation galopante et le Covid-19 font le reste.

 

Qu’il est facile et rapide de détruire un pays, et très difficile et si lent de le reconstruire. Devant des scènes de désolations, l’Eglise de Syrie, bien que minoritaire, ne se résigne à un rôle de spectateur, elle lance un Synode de renouveau et contribue à la lumière de l’Esprit, apportant une présence et un témoignage dans les domaines de la santé, de l’éducation, la pastorale des jeunes, la médiation familiale, l’accompagnement des foyers fragiles, le soutien aux plus démunis et les soirées d’adoration.

Le peuple syrien, qui gère ces problèmes et soigne ses blessures en silence, crie au Seigneur :

« Maître, cela ne te fait rien que nous périssons ? » Marc, 4, 35

 

Si le monde oublie la Syrie, le Seigneur veille et ne laissera pas couler la barque

Monseigneur Samir Nassar

Archevêque de Damas, Syrie