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Alors que la pandémie Covid-19 continue de sévir au Liban, les hôpitaux situés dans le rayon de l’explosion du port de Beyrouth nécessitent d’être reconstruit rapidement.

 

Le 4 août dernier, plusieurs centaines de tonnes de nitrate d’ammonium explosent dans le port de Beyrouth faisant près de 200 morts et 6000 blessés. Dans les environs de la zone portuaire, trois hôpitaux sur quatre sont partiellement détruits dont l’hôpital du Rosaire. Sur les 18 étages, il ne reste rien de fonctionnel. Situé à 500 mètres de l’épicentre de l’explosion, dans le quartier de Geymmasé, l’hôpital a payé un lourd tribut : une infirmière est décédée sur place, les religieuses, les visiteurs des malades et les soignants ont été blessés. Sœur Nicolas, directrice de l’hôpital du Rosaire, se souvient avec émotion de cette nuit d’horreur : « Les murs sont tombés, les placards ont volé en éclats tout comme les vitres… Mais le pire a été d’entendre les cris des patients résonner dans tout l’hôpital. C’était des cris de peur, de douleur et d’angoisse. »

 

Une infirmière héroïne

 

L’équipe des soignants, malgré les blessures, se remet debout avec pour seul objectif de mettre en sécurité les patients. « Aucun des patients n’a été blessé. Je me souviendrai toute ma vie de cette scène : les médecins, les infirmières, les aides-soignants, tous continuaient à faire leur devoir en priant à haute voix. » Sœur Nicolas a demandé l’évacuation des patients vers d’autres hôpitaux de la ville afin de pouvoir recevoir l’afflux des blessés venant des environs. « Les ascenseurs étaient hors service et nous avons dû les évacuer par les escaliers. Nous avons travaillé sur le parking, le reste d’l’hôpital étant détruit, jusqu’à minuit. » Le service maternité a été détruit. L’une des infirmières du service a fait preuve d’un immense courage en sauvant une petite fille, née une heure avant l’explosion. « Manal Al-Naddaf l’a emmenée dans un endroit sûr. Malgré le choc et la peur, elle n’a pas oublié que cet enfant avait besoin de nourriture pour ne pas être exposée à des complications, alors elle s’est rendue dans les pharmacies, la portant dans ses bras, pour acheter le lait et la nourrir », raconte Sœur Nicolas. L’hôpital est si[1]tué dans un quartier pauvre de Beyrouth avec une haute densité de population. Il ne parvient plus à remplir parfaitement sa mission au service des plus pauvres. La crise financière et un fort taux d’inflation ont ralenti les travaux de reconstruction et l’achat de nouveaux équipements. « Aujourd’hui, nous sommes toujours in[1]capables de soigner les patients atteints du Covid-19 », souligne avec amertume sœur Nicolas. La Fondation Raoul Follereau va aider à la reconstruction du service de maternité de l’hôpital du Rosaire.

 

La Directrice de l’hôpital des Sœurs du Rosaire raconte les grandes difficultés qu’elle rencontre depuis l’explosion d’Août 2020