L’actualité braque régulièrement ses feux sur les chrétiens d’Irak et oublie les Coptes qui, en Egypte, subissent le même sort dans un silence assourdissant. Pour les aider à rester chez eux, la Fondation Raoul Follereau s’est engagée à fournir 50 triporteurs à des familles d’Asyut, dans le centre de l’Egypte.

A Asyut (Egypte), une ville à mi-chemin entre Le Caire et Louxor, de nombreuses familles de la communauté copte locale en sont réduites à mendier pour survivre ; avec 60 € de salaire moyen par mois, la misère n’est jamais loin. Confrontées à un environnement parfois hostile et généralement corrompu, elles subissent aussi de nombreuses vexations. Pour eux, la tentation de partir est grande. C’est pourquoi la Fondation Raoul Follereau se mobilisez avec vous dans le cadre de l’opération Oranges de Noël pour qu’ils puissent envisager un avenir sur la terre à laquelle ils sont tant attachés.

Plus que jamais, l’action pérenne de la Fondation Raoul Follereau auprès de ses partenaires pour aider ces familles à rester sur leur terre est indispensable. En offrant à chaque famille un tripoteur-taxi ou un triporteur-marchandises, nous leur permettrons d’exercer une activité génératrice de revenus.
1 triporteur = 1 000 €

 



Vous pouvez aussi soutenir les chrétiens d’Orient en leur écrivant un message sur le site dédié

Les coptes sont la population originelle de l’Egypte (copte signifie : celui habite sur les bords du Nil). Ils ne forment aujourd’hui que 10% (dans le meilleur des cas) d’une population égyptienne de presque 100 millions d’habitants.

Il y a depuis de nombreuses années, une volonté d’islamiser complètement l’Egypte, notamment de la part des Frères Musulmans. Pour cela, tous les prétextes sont bons : pressions, chantage, intimidations, rapts de jeunes filles pour les marier de force à des musulmans (sachant que la future mariée  prendra automatiquement la religion de son conjoint, selon la Charia), assassinats…

Pour pousser les coptes au départ, ceux-ci  sont maintenus dans la pauvreté : le taux de chômage est plus important chez les coptes que chez les musulmans. On leur refuse systématiquement tout poste à responsabilité dans l’administration ou l’armée, on achète leurs terres, on installe le chaos dans les villes et les villages par le biais d’individus radicalisés semant la terreur. Par ailleurs, on les empêche de construire de nouvelles églises (il faut 4 à 5 ans d’attente pour obtenir un permis de construire, quelques jours pour une mosquée) et on ralentit  la restauration et l’entretien des anciennes.

Les coptes sont une population globalement pauvre, voire très pauvre. Roger Khaïrallah, représentant de la Fondation Raoul Follereau au Moyen-Orient,  dit n’avoir pas vu une telle pauvreté dans les autres pays qu’il a visités, en particulier dans les régions de la Haute Egypte: Louxor, Aswan, Asyout et Minya. Au Caire, les chrétiens peuvent vivre aisément, sauf à Choubra, un des quartiers les plus pauvres du Caire.

Pourtant, les coptes refusent de quitter leurs terres car ils y sont très attachés. Ils ont développé une endurance contre les persécutions dont ils sont l’objet, souffrant en silence pour éviter une répression brutale et une violence accrue. Outre les cas emblématiques de l’assassinat des 21 coptes exécutés en Libye en janvier 2015 ou de ce prêtre copte mi-octobre 2017, il y a beaucoup d’assassinats dont personne n’entend parler. Comme l’économie égyptienne dépend beaucoup du tourisme, les autorités imposent le silence sur ces meurtres de chrétiens.

En Egypte, il est fondamental d’avoir une aide très ciblée pour éviter que l’argent ne se délaye : les besoins sont si grands que les personnes ont besoin d’être accompagnées dans la gestion des aides accordées, qu’elles soient financières ou en nature.