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Au Niger, la Fondation Raoul Follereau a lancé un nouveau projet de réinsertion pour les anciens malades de la lèpre ayant des séquelles handicapantes.

 

L’un des défis majeurs pour les anciens malades de la lèpre est de retrouver un emploi. En Afrique, la maladie sévit principalement dans les zones rurales isolées. Les populations touchées sont, pour une large majorité, des éleveurs ou des agriculteurs. La lèpre, si elle n’est pas dépistée et soignée de manière précoce, peut entraîner une mutilation des mains, des pieds et du visage. Dès lors, il devient quasiment impossible de reprendre une activité dans ce domaine. Beaucoup d’anciens malades tombent dans la misère avec pour seul salaire, celui issu de la mendicité.

 

Un projet ancré dans la réalité du terrain

 

Pour faire face à ce phénomène, la Fondation Raoul Follereau s’est adaptée aux réalités des pays dans lesquelles elle est engagée. Habiboulaye a 20 ans et habite à Dogona, au Niger. Le jeune homme est un ancien malade de la lèpre qui sort tout juste du Centre National Dermato Lèpre de Niamey, où il était hospitalisé. Si le jeune homme est guéri, son corps est meurtri par la lèpre pour toujours. Ses mains sont tellement abimées qu’il ne peut plus reprendre son travail d’agriculteur. Marié et sans enfant, il doit subvenir aux besoins de sa femme, son père et son jeune frère.

La Fondation Raoul Follereau lui a fait don d’une charrette et d’un âne qui lui permettront de transporter des marchandises lors des marchés qui ont lieu deux fois par semaine au village. Cette activité sera une source de revenu pour lui et sa famille.

Le Centre National Dermato Lèpre de Niamey a réalisé 28 000 consultations dermatologiques en 2018.