Silencieusement, Madagascar plonge encore plus dans l’extrême pauvreté. En plus d’une inflation galopante, le pays a subi des évènements climatiques qui ont ravagé les récoltes.

 

Madagascar fait partie des pays les plus pauvres au monde où 9 personnes sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté. Une pauvreté qui s’est aggravée avec la crise sanitaire. La pandémie Covid-19 aura entraîné une récession à Madagascar trois fois plus marquée qu’en Afrique sub-saharienne selon la Banque Mondiale. A cela s’est ajoutée la guerre en Ukraine, qui impact l’Union Européenne, principal partenaire économique du pays.

 

Une période de soudure qui s’annonce difficile

 

Le climat a également fortement impacté les récoltes avec une grave sécheresse dans le sud du pays et 4 tempêtes tropicales. Une tragédie pour une population qui ne vit que de l’économie informelle et de sa propre production agricole. « Je n’achète quasiment plus de viande », souffle un homme d’une quarantaine d’années, « c’est devenu beaucoup trop cher… » Ce père de famille vit dans un quartier d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. « Pour le riz, c’est la même chose. Les récoltes ne sont pas bonnes. » Les populations les plus vulnérables restent les plus durement impactées. La période de soudure, c’est-à-dire la période entre deux récoltes de riz, risque d’être difficile. En effet, le riz récolté ne sera pas suffisant pour couvrir les besoins durant cette période.

Selon la Banque Mondiale, « le taux de pauvreté devrait rester bien au-dessus des niveaux d’avant-crise. » Dans ce contexte, un enfant sur deux souffre de malnutrition chronique selon l’UNICEF.

 

Une femme récolte du riz. © Marie-Charlotte Noulens