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En 2021, la Fondation Raoul Follereau recrute de nouveaux conseillers pour le service Action Rurale. Découvrez le parcours et les motivations d’Hélène, conseillère pour la Fondation.

 

Depuis les années 90, la Fondation Raoul Follereau s’est dotée d’un service ruralité, renommé par la suite Action Rurale, afin de soutenir des porteurs de projets en situation de précarité dans les zones rurales françaises. En 2021, la Fondation Raoul Follereau a recruté quatre conseillers bénévoles dans les Hauts de France et le Puy de Dôme.

A l’image d’Hélène, conseillère formatrice indépendante dans le Nord de la France : « Je cherchais une mission de bénévolat qui correspondait à mes compétences professionnelles en accompagnement à la création d’entreprise. Avec la Fondation, on aide vraiment et on prend le temps de faire. C’est vraiment intéressant de se déplacer, de voir le quotidien et la valeur de la personne. Je trouve que ces actions d’accompagnement, d’une manière générale, tendent à disparaître. C’est pour cette raison que j’apprécie travailler à la Fondation Raoul Follereau : nous prenons le temps. » A ses yeux, le monde rural « manque de service et de projets. Il est donc important de créer du lien, un réseau dans les zones en dehors des métropoles. »

 

« On ne sait pas ce que l’on sème »

 

Hélène a déjà réalisé une première visite chez une débardeuse dans le Pas-de-Calais : « Une femme fantastique ! Elle vit chichement, dans une précarité forte. Il lui suffit d’un petit coup pouce pour optimiser la gestion de son entreprise. »

 

Après chaque visite, les conseillers rédigent un rapport sur la situation des porteurs de projet, leur ressentie, les questions pour le futur, les axes d’amélioration et le plan d’action. « Le plus important, c’est d’être naturelle avec les porteurs de projet, tisser des liens », souligne Hélène, « On ne sait jamais ce qu’on sème. Parfois, une petite attention peut avoir une grande importance dans une vie. »

Pour l’heure, Hélène est aussi très active pour créer un réseau autour des porteurs de projets. « Je repère des réseaux d’accompagnement et partenaires financiers, qui pourraient nous orienter vers des porteurs de projet. L’idée, avec l’aide financière de la Fondation, est de créer un effet levier vis-à-vis des autres acteurs de financement. » Un travail de l’ombre, pourtant essentiel.