Au Mali, malgré l’immensité du territoire et le contexte sécuritaire, les activités de dépistage et de formation se succèdent depuis 2024.

 

« Il y a beaucoup d’endroits où l’on ne peut se rendre, notamment dans le nord du pays » indique le Dr Lassiné Cissé, coordinateur du programme national de lutte contre la lèpre (PNL) au Mali.

Le Mali est le deuxième plus vaste État d’Afrique de l’Ouest. Deux tiers de son territoire est recouvert par le désert, et les attaques terroristes frappant depuis 2012 ces régions rendent complexe l’accès aux soins dans les zones reculées. Pour pallier ces obstacles, le PNL s’appuie sur un réseau d’acteurs dans les régions : médecins, infirmiers superviseurs de la lèpre (ISL), mais aussi relais communautaires. Pour le Dr Cissé, ces derniers, qui vivent dans les communautés où ils assurent les premiers soins, forment un maillon essentiel de la chaîne : « Les relais communautaires ont un apport considérable ! ils transmettent nos messages là où ne pouvons aller ».

Cinq districts visités par an

 

Depuis son arrivée en 2024, le coordinateur a fait de la formation et la supervision de tous ces acteurs une priorité. Sa première mission l’a conduit à Gao pour répondre à une demande des ISL : il traverse le pays muni des médicaments, anime des formations et organise des consultations pour la population. « Il y a eu une telle affluence qu’on a travaillé du matin jusqu’à la nuit, ces consultations foraines sont un très bon lieu de dépistage de la lèpre. »

Alliant formations et dépistages, l’équipe du PNL parcourt depuis lors, au moins cinq districts par an. Les dernières missions, en avril et en mai, se sont déroulées dans les régions de Kayes et de Sikasso. La Fondation Raoul Follereau apporte son soutien à toutes ces activités.