Plus de 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable sûre. Cette réalité fragilise la santé des populations, et pour les personnes atteintes de la lèpre, favorise la surinfections des plaies et le risque de séquelles irréversibles. En Côte d’Ivoire, l’accès à l’eau est devenu un levier dans la lutte contre la lèpre.
Au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, Soubré est l’un des dix districts du pays où la lèpre est le plus endémique. C’est aussi une zone où de nombreux villages manquent d’accès à une eau salubre sûre. Les femmes parcourent chaque jour de longues distances pour s’approvisionner que ce soit dans des marigots – avec tous les risques liés aux eaux de surface – ou dans des puits à ciel ouvert – susceptibles quant à eux d’être dégradés ou contaminés par des animaux.
Ce manque d’eau salubre affecte la santé des habitants, favorisant le développement de maladies infectieuses, et empêche les personnes atteintes de la lèpre de prendre soin quotidiennement de leurs plaies.
Depuis 2022, de vastes projets dits 360 sont progressivement déployés dans les dix districts du pays, par la Fondation Raoul Follereau et d’autres partenaires, aux côtés du Programme national d’élimination de la lèpre. Ces projets associent le dépistage de la lèpre et des autres maladies tropicales négligées cutanées, la sensibilisations des populations, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. En agissant sur ces différents leviers, ils contribuent à renforcer durablement la santé des communautés et interrompre la transmission de la maladie.
À travers ce reportage, partez à la rencontre des femmes et des hommes qui, aux côtés des communautés, œuvrent chaque jour pour faire reculer la lèpre.
