Au sud-ouest de l’océan Indien, Madagascar fait face à de nombreux défis : 28 millions d’habitants dont 75% vit sous le seuil de pauvreté, près de 1500 nouveaux cas de lèpre chaque année, des territoires enclavés, un climat tropical. Mais c’est aussi là que notre détermination prend tout son sens.
Marana : plus qu’un centre, un véritable écosystème
Le centre de Marana illustre notre capacité d’adaptation à des contextes difficiles. À la fois centre de soins, lieu d’hébergement, internat, centre d’alphabétisation et atelier de cordonnerie spécialisée, le centre de Marana est devenu, au fil des ans, un véritable pilier pour les communautés voisines.
Chaque jour, plus d’une centaine de personnes y travaillent, encadrées par sept religieuses. Cette approche globale permet une prise en charge complète : du diagnostic à la réinsertion sociale, en passant par la formation professionnelle.
L’histoire de Soavina symbolise cette réussite. Arrivée au centre de Marana en 2018, âgée de 5 ans avec une forme sévère de lèpre, elle y a guéri et s’épanouit aujourd’hui à l’école, en classe de CM1. Un parcours qui illustre notre capacité à accompagner les personnes les plus vulnérables.
Formation et autonomisation
À Madagascar, nous misons sur l’autonomisation locale. Les formations en techniques agricoles organisées à Ampasy, Marana, Ambanja et Imady permettent aux malades et à leurs familles de développer une autonomie financière.
Les séances d’alphabétisation, réinitiées à Marana avec sœur Zina, s’inscrivent dans cette logique d’émancipation durable.
Joëlle Rakotonanahary, notre représentante à Madagascar depuis mai 2024, incarne cette approche. Ancienne adjointe devenue responsable, elle connaît intimement les défis locaux et supervise avec expertise nos stratégies d’intervention.
Madagascar nous enseigne qu’aucun obstacle géographique ou climatique ne peut arrêter la détermination de nos équipes et de nos partenaires à soigner et à accompagner les plus vulnérables.
Défis climatiques et géographiques
Madagascar présente des obstacles logistiques considérables : des zones enclavées devenant inaccessibles pendant la saison des pluies et 17 millions de personnes vivant à plus de 2 km d’une route goudronnée.
En 2024, les cyclones et inondations ont particulièrement touché nos bénéficiaires. Mais ces difficultés renforcent notre détermination : nos équipes utilisent tous les moyens de transport disponibles pour se rendre au plus proche des malades : motos, pirogues…

