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Le Burkina Faso vit une grave crise humanitaire suite aux attaques de plus en plus violentes et nombreuses dans le Nord du pays. Des villages entiers se vident de leurs habitants. Beaucoup de Burkinabès trouvent refuge à Kaya, au Nord de la capitale.

 

Kaya est le chef-lieu de la région Centre Nord du Burkina Faso. Depuis le début de la guerre au Mali en 2012 et le déplacement du conflit vers la brousse, le Burkina Faso sombre de plus en plus dans le chaos. Des attaques terroristes se multiplient dans le Nord entraînant la fuite de 500 000 personnes vers le Sud et principalement Djibo et Kaya. D’après l’ONU, 51 % des déplacés sont des femmes et 61 % ont moins de 18 ans.

« Des enfants sont arrivés pieds nus »

Les premiers élèves de sœur Marie-Louise ayant fui le Nord du Burkina Faso.

« Ils ont tout quitté du jour au lendemain. Imaginez une cinquantaine, voire une centaine d’hommes armés à moto qui viennent vous tuer dans votre village sans raison… » Sœur Marie-Louise est religieuse du diocèse de Kaya. En août 2019, la crise atteint son apogée, entraînant avec elle des histoires terribles. Face à cet afflux de population, la sœur décide de mettre tout son courage et sa volonté dans l’accueil, la protection et la scolarisation des enfants déplacés. « Dans le Nord, les écoles ont fermé sous la pression des djihadistes : soit l’enseignement se fait en arabe, soit on revient vous tuer », explique sœur Marie-Louise. « Avec l’accord du diocèse, j’ai ouvert une école primaire et maternelle pour 76 enfants dont 55 sont des réfugiés. J’ai souhaité les mélanger pour ne pas les stigmatiser. Il y a des enfants qui sont arrivés pieds nus à Kaya et d’autres qui n’ont pas changer d’habits depuis trois mois. Les réfugiés arrivent tous les jours. »

La Fondation Raoul Follereau a répondu à son appel face à l’urgence de la situation et finance les repas, goûters et matériels pour l’écoles. Sœur Marie-Louise a un autre cheval de bataille : la sensibilisation des jeunes filles réfugiées aux dangers de la prostitution, conséquence directe de la pauvreté et de la précarité de cette population.

A ce jour, grâce à la Fondation Raoul Follereau, 57 enfants sont scolarisés à l’école maternelle et primaire saint Augustin à Kaya et ont la joie d’avoir un déjeuner. En effet, comme l’explique soeur Marie-Louise, « ces dernier temps beaucoup de des enfants de l’école étaient affamés le midi parce que leurs mères ne sont pas à la maison. Ces dernières passent leurs journées sur les points de distribution de vivres. »

 

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